Reflexions

Ce jour où mon coeur s’est arrêté…

...pour repartir encore plus fort !

Aujourd’hui, je suis égoïste. Oui, parfaitement, égoïste est le bon mot ! Aujourd’hui est le plus beau jour de ma vie ! Bon après la naissance de mon frère/de ma soeur/de ma filleule etc…Mais oui, aujourd’hui est un jour nouveau ! Mon entreprise a enfin reçu les documents pour me permettre de faire mon Visa Travail, et elle me les enverra en « express » histoire que d’ici deux semaines je m’envole direction la Chine.

D’accord mais en quoi suis-je égoïste ?

Je suis égoïste parce que je suis heureuse de partir. Heureuse de retrouver la Chine et mon Panda. Panda c’est sûr mais la Chine c’est parce que c’est les débuts, tu ne sais pas ce que c’est d’y vivre comme ils disent…Je ne dis pas le contraire ! Y vivre sera autre chose que ce petit séjour de 15 jours où je savais que j’allais revenir c’est vrai. Et je ne prétends pas y arriver de sûr. Mais je suis heureuse. Je touche enfin mon rêve du doigt. Je vais enfin vivre ce rêve que je n’ai jamais osé approcher, ce rêve d’Asie qui était en moi depuis des années…Enfin j’y suis. Sûrement j’aurai mes joies, mes peines, mon mal du pays mais Il sera là et je sais que vous aussi. Alors j’ai moins peur, j’ai confiance.

Je suis égoïste car c’est avec un bonheur immense que j’ai annoncé à ma chère Mamie que je partais enfin. Que j’allais quitter cette maison où elle s’était occupée de moi toute ma vie et qu’avec était fini nos goûters thés à 16h parce que j’allais partir à 8000km de chez moi et que j’étais heureuse. Que malgré tout ce temps où elle avait veillé sur moi, j’ai décidé de ne pas lui rendre et de partir loin d’elle. Que malgré qu’elle s’inquiètera pour moi, je serai contente le jour où je partirais loin d’elle. Ma jolie Mamie.

C’est avec un bonheur immense que j’ai dit à ma chère Maman que je partais. Que la fille qu’elle a porté pendant 9 mois, la chair de sa chair allait partir à 8000km d’elle. Et que cette même fille lui a dit « J’espère que tu n’es pas triste que je parte ». Quelle Maman ne serait pas triste d’être loin de son enfant. Je comprendrais sûrement cette déchirure un jour à mon tour…

Et c’est avec un bonheur immense que j’espère m’endormir ce soir et me réveiller le jour de mon départ, cette impression que cela n’arrivera jamais assez vite. Ma famille, mes amis me manqueront ça c’est certain mais la seule chose que je veux actuellement c’est partir. Alors oui je suis égoïste. Depuis quelques jours j’ai dans la tête cette phrase « mes chers parents, je pars. Je vous aime mais je pars ». L’impression de les abandonner mais en étant heureuse de le faire. Parce que c’est le cas. Parce que ce n’est plus ma famille. ‘Fin oui elle le sera toujours. Mais ma famille à moi, la mienne, elle n’est pas là. Et je dois la rejoindre. Je dois la rejoindre pour avoir ma bouffée d’oxygène, ma Ventoline si vous voulez voir ça comme ça. Comme j’ai dis je ne pars pas pour rien, je pars parce que mon mari est là-bas et que ma place est auprès de lui désormais. Vous me rendez heureux mais lui me rends épanouie, qui pose un sourire sur mon visage, et pour cela je vous laisse sans regrets ni remords. Sans me retourner.

C’est avec un bonheur immense que je veux partir car le boulot de mes rêves m’attend. Fini d’être réceptionniste et de me contenter de faire payer. Non je vais enfin être avec les gens, les rencontrer, les connaitre, faire partie de leurs vies pendant quelques instants ! « Je voudrais tour à tour rencontrer ces personnages, rien qu’un seul jour » comme le dit Quasimodo ! Et cela a un prix, le prix de la Maison, que je suis prête à payer.

C’est avec un bonheur immense que toi chère France que je veux te quitter. Toi qui m’a vu naître, grandir, m’a donné une éducation, m’a nourri…Malgré tout ça l’herbe est plus verte ailleurs et je veux te quitter. Je te quitte mais ne te renie pas, au contraire tu me sembleras encore plus jolie vu de plus loin et tu seras toujours dans mes pas !

Alors pour tout ça aujourd’hui est le jour où je suis la plus heureuse et les autres jours de bonheur me semble dérisoire comparés au bonheur de retrouver la maison. Je suis égoïste et je l’assume. Mais soyez-en sûrs, quoi qu’il puisse arriver, je vous aime.

0 comments on “Ce jour où mon coeur s’est arrêté…

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :