Livre

La souplesse du dragon de Cyrille Javary

J’ai reçu ce livre, ainsi que d’autres qui viendront par la suite, en cadeau de départ de mon ancien travail. Je connaissais déjà le nom de Cyrille Javary car j’étais allée voir une des conférences qu’il avait donné sur Pingyao à la Maison de la Chine en début d’année. Mais, malgré le fait qu’il ait écrit beaucoup de livres sur la Chine, je n’en avais jamais acheté aucun car il me semblait qu’il était plutôt tourné vers le thème « religion ». Et apparemment celui-ci aussi quand on regarde sa catégorie alors que pas du tout ! Bon on y parle de Taoïsme, Confucius, Lao Zi etc…mais on y parle également d’autres choses. En même temps, beaucoup de choses sont relatifs à ces personnes en Chine mais peut-on vraiment tout placer dans le contexte de la religion ?

Voici le résumé du livre :

« On ne pense pas, on n’imagine pas, on ne sent pas de la même façon en Chine et en Occident. Ce constat déroutant doit nous interpeller : notre vision du monde n’est pas universelle, elle est un héritage culturel qui imprègne notre quotidien autant que notre philosophie. Nous avons donc tout à apprendre d’un monde si différent et qui entend aujourd’hui jouer un rôle de premier plan.

Cyrille Javary, dont on connaît le talent d’initiateur à la culture chinoise, nous livre ici une synthèse à la fois profonde et ludique des dynamiques à l’oeuvre dans le « penser » chinois. Ce n’est pas l’essence des êtres et des choses qui est centrale dans cette perception du monde, mais le changement incessant, la dialectique féconde entre Yin et Yang, le subtil balancement entre Terre et Ciel. 

Cyrille Javary nourrit son propos de mille anecdotes du quotidien, mais aussi de la grande Histoire de la Chine, pour nous faire découvrir de l’intérieur cette civilisation à la fois antique et ultra-moderne. »

Et bien au final, je me suis lancée à corps perdu dans ce livre et j’ai énormément appris ! Je vais pas tout vous spoiler mais je vais vous parler de quelques petites choses qui m’ont marqué dans ma lecture.

Tout d’abord le tourisme. Les Chinois ne voient pas le tourisme de la même manière que nous et non je ne parlerais pas du fait de prendre tout et n’importe quoi en photo. Je vais parler des monuments. En effet, nous les Français nous aimons voir « les vieilles pierres ». Des bâtiments qui ont traversé les millénaires et que nous pouvons contempler aujourd’hui comme à l’époque (ex : Tour de Pise, Colisée, Notre-Dame etc…). Nous n’aimons pas retaper nos monuments car nous aimons voir le changement que le temps à fait années après années. Or, les Chinois eux n’aiment pas cela. Ils aiment que tout soit comme avant et c’est pour ça que l’on trouve encore des couleurs vibrantes dans les monuments Chinois car ils aiment voir les monuments comme à l’époque. Déjà pas mal de monuments sont en bois et donc beaucoup, pour ne pas dire la plupart, ne date que de quelques années car le bois résiste difficilement au temps. Mais ça ne les dérange pas tant qu’ils peuvent les voir dans leurs splendeurs d’antan. D’ailleurs, à l’époque, plutôt que de détruire un monument qui appartenait à une autre Dynastie on laissait le temps faire car on savait qu’un monument non entretenu finissait par disparaitre de lui-même.

Et de là j’ai appris sur le sujet de l’invisible. Invisible dans le sens que les Chinois n’ont aucun problème avec cela. Peu importe qu’il ne voit pas tant qu’ils sachent que cela a existé. Et c’est pareil pour eux avec les décès. Nous sommes tous touchés par les décès de nos proches mais pour les Chinois ce n’est pas parce que les gens ne sont plus visibles qu’ils n’existent plus. Au contraire, même dans l’au-delà ils continuent d’exister et c’est là le plus important. D’ailleurs cela renvoit au principe de piété filiale. D’ailleurs Panda ne dit jamais le mot « piété », il dit juste le mot « filial ». Le mot « piété » renvoyant à une religion alors que cela n’a en rien à voir avec la religion malgré le fait que nous renvoyons cela au Confucianisme et donc à la religion. Bien au contraire, cela relève de la normalité en Chine de s’occuper de ses parents et de les honorer même une fois partis.

D’ailleurs Cyrille Javary nous explique très bien les caractères. Par exemple, le mot filial qui se dit « 孝Xiao » en Chinois. On peut y voir deux caractères bien connus de ceux qui apprennent le chinois : le mot « vieux » ou 老 Lao en Chinois et le mot « enfant » ou 子 Zi en Chinois. On s’aperçoit que le caractère de l’enfant porte sur son dos le caractère de la vieillesse et donc cela représente un enfant portant sur son dos son parent. Et les caractères du livre sont très bien expliqués avec leur caractères traditionnels et simplifiés.

Vous l’aurez donc compris j’ai vraiment adoré ce livre et je vous le conseille pour une grande compréhension de la Chine et de sa mentalité. Vous en apprendrez beaucoup croyez-moi !

La Souplesse du Dragon de Cyrille Javary

Prix : 9,20€

Où le trouver ? Lien

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