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Nankin de Nicolas Meylaender et Zong Kai, Les Éditions Fei

Article sponsorisé sans rémunération financière.

Avec cette bande dessinée, nous sommes clairement plus sur les mêmes notes que « La Balade de Yaya » et « Petite Balade et Grande Muraille » dont je vous ai précédemment parlé. Nous sommes clairement sur un livre d’adultes, un livre dont vous ne sortirez pas indemne. Les dessins sont bien plus violents et bien plus durs à voir. Comme disait Li Muyang, qui m’a gentiment offert ce livre (encore merci), lire ce livre une fois est largement suffisant. Je vous ai toujours dis que je ne parlerai pas en détails ce qui a été fait à Nanjing sur mon blog car c’est bien trop violent pour en parler ici sur mon blog mais si vous voulez voir la vérité en face, ce livre ne vous la cachera pas. D’ailleurs, je ne vous montrerai aucune page du livre.

Vous devez vous dire que je vous parle beaucoup du massacre de Nanjing au vu de l’article que j’avais fait sur le mémorial à Nanjing et des nombreux posts Facebook sur des films sur le sujet. Mais c’est parce que je suis choquée de n’avoir trouvé qu’un petit encart en bas à droite de mon livre d’histoire (Oui je m’en souviens bien) alors que c’est aussi un crime contre l’humanité et le premier de la Seconde Guerre Mondiale. Je ne dis pas qu’il faut en parler pendant plusieurs cours mais cela ne devrait pas être omis … C’est une période clé qui aide vraiment à comprendre le monde Chinois moderne et le ressentiment patriotique Chinois. 

Cette bande dessinée commence avec un homme, Mr Tan, qui est avocat. Mais pas un avocat dans n’importe quelle affaire. Il est avocat dans l’affaire Xia Shuqin. Xia Shuqin est un nom très connu dans l’histoire du Massacre de Nanjing. Elle est connue car elle est la petite fille que le Révérend Magee a photographié allongée par terre entourée de toute sa famille assassinée par l’Armée Impériale Japonaise, elle n’avait alors que 8 ans. Alors à travers le livre, Mr Tan rencontre différentes victimes du massacre qui ont tous sur un rapport avec Xia Shuqin. Et à travers ces victimes qui ne sont pas moins importantes que Xia Shuqin, on retrace les différentes horreurs commises et le chaos qui a régné lors de cette période. D’ailleurs pour montrer cet aspect sombre, la plupart des couleurs représentées sont le rouge (sans aucun doute la couleur du sang), le noir (pour moi la couleur de l’ombre et du chaos) et le blanc (pour moi couleur de la poussière, des ruines, de la poudre des canons et des balles). On y trouve également les célèbres personnages de Monsieur John Rabe, de Minnie Vautrin et du Révérend Magee qui ont aidé les habitants et qui en tant que témoin ont permis de faire lumière sur cette partie de l’histoire que certains essayent d’infirmer. 

Et vous vous demanderez donc « Pourquoi l’affaire Xia Shuqin ? ». Justement car un livre révisionniste Japonais a dit que le massacre n’avait jamais existé et que Xia Shuqin était une menteuse. Alors, pendant 9 longues années, Xia Shuqin a traîné en justice les révisionnistes et l’éditeur de ce livre. On trouve d’ailleurs à la fin de ce livre, une petite partie de ce procès à Tokyo montrant Xia Shuqin racontant à la barre comment elle a vu sa famille se faire décimer et comment elle-même a survécu aux coups de baïonnette qu’elle a reçu dans le dos. Elle et sa petite soeur, qui elle était cachée sous les draps, sont les seules survivantes de leur famille. Les defendeurs étant absents et n’ayant aucune preuve de leurs allégations elle gagna le procès. Sachant qu’elle avait déjà gagné un procès en Chine, à Nanjing. Ce qui m’a touché c’est ce journaliste à la fin qui lui demande : « Est-ce que vous et les autres survivants en voulez aux Japonais ? ». Xia Shuqin lui répond : « Non, et nous devons beaucoup aux avocats japonais qui ont assisté Maître Tan. Nous savons faire la différence entre la population japonaise et les extrémistes ». Certes il y a les négationnistes mais il y a aussi beaucoup de Japonais qui se battent pour rétablir la vérité et l’honneur des survivants. Encore une fois, je vais vous dire ce sont les messages de paix qui me touchent le plus. Il y a eu un documentaire fait en 2018 d’une trentaine de minutes, « The girl and the picture », à propos de la vie actuelle de Xia Shuqin (qui a maintenant plus de 80 ans) et elle dit à son petit fils « Pourquoi tu as besoin de te souvenir de cette histoire ? » et son petit fils répond : « Pour la Paix ». Et c’est surtout ce que je retiens de tous ces survivants et de tout ce que je lis et regarde à propos du Massacre de Nanjing. La rancoeur est certes présente, ne nous mentons pas, mais tout ce qu’ils veulent donner comme message est un message de paix afin que cela ne recommence jamais.

Et c’est pour ça que sans relâche je regarde des choses sur le Massacre de Nanjing car on y trouve beaucoup de malheur, on ne peut le nier, mais on y trouve également beaucoup d’espoir. L’espoir de pouvoir vivre dans la Paix et dans l’harmonie tous ensemble afin que cela ne se reproduise jamais plus.

Nankin de Nicolas Meylaender et Zhou Kai aux Editions Fei, 19€

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