Livre

Tales of Ming Courtesans d’Alice Poon

J’ai découvert ce livre en naviguant sur les différents comptes Instagram qui parle de littérature chinoise.
Je dois avouer que dès que mes yeux se sont posés sur le titre, je l’ai cherché et pré-commandé directement sur Amazon. Je vous avais fait un post Instagram qui parlait justement des bords du lac Qinhuai à Nanjing et de ses fameuses courtisanes.

From the author of The Green Phoenix comes a riveting tale of female friendship, honor, and sacrifice for love, set in 17th Century China and featuring the intertwined stories of three of the era’s most renowned courtesans, escorts skilled in music, poetry, and painting, who could decide whether or not to offer patrons bed favors. Inspired by literary works and folklore, Tales of Ming Courtesans traces the destinies of the three girls from the seamy world of human trafficking and slavery to the cultured scene of the famously decadent pleasure district of the city of Nanjing, evoking episodes in Memoirs of a Geisha. The girls all existed—Rushi was a famous poet, Yuanyuan became the concubine of a general who changed the course of Chinese history by supporting the Manchu invasion in 1644, and Xiangjun challenged the corruption of court officials to try to save her lover. Rushi’s daughter, Jingjing, gradually pieces together the stories of the three from a memoir left to her by her mother. Betrayal, tenacity, and hope all come together in a novel that brings to life an important era in China’s history, and particularly highlights the challenges faced by independent-minded women.

On lit ce livre à travers les yeux de Jingjing la fille de Liu Rushi. Rushi, qui s’est suicidée, a écrit ses mémoires et les a ensuite dédiées à sa fille. Elle va ensuite au temple retrouver sa tante Yuanyuan et Jingli Popo qui elles complètent les mémoires de Rushi grâce à leurs récits.

Dû au titre et au synopsis, on pourrait se dire qu’il s’agit d’un autre livre du style « Mémoire de Geisha » et pourtant je ne le vois pas comme tel. J’ai beaucoup aimé Mémoire d’une Geisha, mais je n’ai pas ressenti la même chose en lisant ce livre. Tout d’abord ce livre est basé sur des courtisanes qui ont réellement existées : Liu Rushi, Chen Yuanyuan et Li Xiangjun. Ces 3 courtisanes ont vécues pendant l’époque de la Dynastie Ming et leurs existences sont relatées dans beaucoup d’oeuvres de leurs contemporains. Déjà je préfère car j’ai vraiment l’impression d’être liée à elles malgré le temps. Je comparerais plutôt ce livre au Lecteur de Cadavres d’Antonio Garrido dont je vous ai déjà parlé car comme pour le personnage de Song Ci, Alice Poon a vraiment effectué un vrai travail de recherches sur les personnages et sur la vie qu’elles ont menés. On est donc dans de la fiction recherchée. Cependant, contrairement à Song Ci, la majeur partie des détails sur leurs vies est véridique sûrement dû au fait que la période est moins lointaine et qu’elles ont laissé plus de traces dans l’Histoire avec des oeuvres artistiques aussi bien littéraires que calligraphiques. Malheureusement ces oeuvres ont disparu avec le temps. En effet, malgré leur statut de jianmin (qui signifie en gros « les moins que rien »), elles ont réussi à accomplir beaucoup de choses dû aux personnes littéraires qu’elles côtoyaient mais aussi grâce à leur intelligence dans le domaine des arts et de la culture.

Dans les récits, on y vit leurs instants de joies et de bonheur dont la plupart sont balayés par de moments de souffrances, de malheur et d’abus. Leur seul tort était d’être nées femmes et qui plus est dans les mauvaises classes. On y ressent également leur bataille pour être traiter avec plus égard, plus de respect, pour bénéficier d’une vie meilleure, pour avoir la chance de vivre pleinement leur amour. Et tout ce qu’on peut voir dans ce livre, ce sont des femmes d’une grande dignité.
Ces femmes sont emportées dans le tourment de l’Histoire. Cette fin d’époque chaotique de la Dynastie Ming où confuscianisme et devoir envers son pays se mêle au fait de survivre.
Un autre sujet très puissant dans ce livre c’est la sororité. Ces 3 femmes, réunies par le destin, créés des liens qui sont encore plus forts que les liens du sang, lien important à cet époque, et cet amour leur permet d’affronter tous les obstacles. C’est une vraie beauté.

Je vous conseille réellement ce livre qui malgré toute la dureté qu’il comporte nous montre aussi la beauté et la force de ces femmes qui ont enflammées et inspirées les plus grands littérati de cette période.

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